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05/09/2014

Sénatoriales : l'UMP présente ses candidats.

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Emmanuel Bresson, (au centre), président de l'UMP de l'Aude, a présenté Monique Ching (2e à droite), Thierry Lèguevaque (2e à gauche) et leurs suppléants, hier matin à Carcassonne.
Photographie : La Dépêche du Midi.

 La Bérézina du gouvernement socialiste et le mécontentement d'élus locaux vis-à-vis de la réforme territoriale et de celle des rythmes scolaires suffiront-ils à déboulonner les sénateurs PS du département ?
S'il ne se fait guère d'illusions sur une hypothétique victoire de son camp aux prochaines Sénatoriales dans l'Aude, Emmanuel Bresson a surfé sur les impérities du camp socialiste, hier, lors de la présentation officielle des candidats à ce scrutin.

Candidats littoraux et candidats ruraux.

D'un appel du pied appuyé, le président départemental de l'UMP exhorte les 1 144 grands électeurs audois à suivre l'exemple du maire de Magrie, Didier Combis, candidat lui aussi aux Sénatoriales, qui s'est mis en congé du Parti socialiste parce qu'il n'en supportait plus l'inertie. Car, dit-il, ce sont les collectivités locales qui paieront le prix des rythmes scolaires et de la réforme territoriale.
Sur le littoral, Monique Ching, adjointe au maire de Leucate, tentera de ravir le siège de Roland Courteau. Son credo ? Élaguer les broussailleux règlements et autres règles inhibant selon elle les énergies des collectivités locales. Elle est suppléée par Christian Théron, conseiller général et longtemps maire de Roquefort-des-Corbières.
Face à Gisèle Jourda, «pur produit made in PS n'ayant pour seule qualité que d'être une collaboratrice de Jean-Paul Dupré», pourfend l'UMP, Thierry Lèguevaques, maire de Saint-Michel de Lanès et agriculteur, veut faire valoir une candidature de la ruralité qui souffre des baisses des dotations d'État et départementales. Sa suppléante est l'ancienne candidate aux législatives, la Carcassonnaise Monique Boonen.

Rappelons que les grands électeurs éliront les sénateurs le 28 septembre prochain.

Journal La Dépêche du Midi
Edition du 31 août 2014
J.-L D.-C

02/06/2014

PRESSIONS MULTIPLES ET INACCEPTABLES AUTOUR DES ELECTIONS MUNICIPALES DE CASTELNAUDARY : DU RECOURS ADMINISTRATIF AU DEPÔT D'UNE PLAINTE PENALE.

A Castelnaudary,
Forte présomption de fraudes électorales aux élections municipales.
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Les élections municipales de Castelnaudary du 23 mars 2014, moment clé de la vie démocratique et républicaine, malheureusement se sont révélées être le théâtre d’actes d’une rare gravité.
Monsieur Maugard, maire socialiste sortant, à la tête de la commune depuis 18 ans, ainsi que vice-président du Conseil Général, s’est vu illégalement réélu avec neuf voix d’avance au premier tour, avec 50,18% des suffrages.
Nombre d’irrégularités au regard du Code électoral ont d’ores et déjà conduit messieurs Bresson et Linou à mener conjointement une action devant le Tribunal Administratif de Montpellier en vue de faire annuler ces municipales chauriennes. De ce coté, la justice suit son cours.
Plus encore, de nouveaux éléments très graves pour la Démocratie apparus en cours d’instruction, conduisent aujourd’hui messieurs Bresson et Linou à saisir le Tribunal de grande instance de Carcassonne d’une plainte pénale contre X :
- Un citoyen chaurien, associé d’un cabinet d’assurances, a subi des pressions professionnelles de la part des équipes du maire sortant, à compter du jour où il a manifesté son ambition de s’engager à droite pour les municipales, de telle sorte qu’il a été contraint de mettre en vente ses parts de l’entreprise.
- Un colistier de M. Maugard, aujourd’hui son adjoint, s’est prévalu, d’une qualité qu’il n’avait pas de médecin des Sapeurs-Pompiers au jour du scrutin, au mépris du code électoral.
- Des personnes de plus de 90 ans, en maison de retraite gérée par la Commune, ont donné leurs procurations à des proches du maire sortant sans aucune transparence
- Des noms d’électeurs inconnus avant la clôture des listes électorales ont été ajoutés tardivement de façon manuscrite.
 Le Juge pénal aura à statuer prochainement sur ces faits qui démontrent l’opacité totale des procédés employés pour se faire réélire par Mr Maugard.

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M. Emmanuel Bresson, conseiller municipal de Castelnaudary,
au cours de la cérémonie de commémoration du 8 mai 1945.

25/04/2014

Emmanuel Bresson appelle André Viola à demander la démission du socialiste Pierre Authier, vice-président du Conseil général de l'Aude, en charge des finances.

Aude :
Polémique autour d'un supposé "fichage" politique des maires. 

Après les municipales, plusieurs maires nouvellement élus se sont vu demander leur étiquette politique par Pierre Authier, vice-président du conseil général de l’Aude chargé des finances.
Au début du mois d’avril, moins d’une semaine après la proclamation des résultats des élections municipales, un certain nombre de maires nouvellement élus et n’ayant pas déclaré d’étiquette politique ont reçu un courriel peu habituel, accompagné d’un tableau à « renseigner », tout aussi singulier. Un courriel porté à notre connaissance et révélé par nos confrères du Midi Libre, jeudi, qui demande à ces nouveaux premiers magistrats leur nom ainsi que celui de leurs adjoints, « du ou des délégués à l’intercommunalité », mais pas seulement…

Une démarche jugée « limite »

Certains maires sont dans l’incompréhension. L’un d’eux réagit. 

Parmi les destinataires de cette demande de renseignements pour le moins atypique, certains maires s’étonnent de cette volonté de lister les appartenances politiques de chacun. A l’image de cet élu du Limouxin qui n’a « pas répondu à cette sollicitation ». Et pour cause, il « connaît l’appartenance » de son « conseiller général, et il connaît la mienne ». Voilà pour le fond.
En ce qui concerne la forme, en revanche, l’élu estime qu’il s’agit là d’une démarche « un peu limite » dans le sens où il « ne voit pas bien quelle est l’utilité de connaître l’appartenance politique d’un élu », ni « à quoi pourrait bien servir » la collecte d’un tel renseignement. Et de concéder que la question d’un éventuel “choix” dans l’attribution de subventions de la part du conseil général lui est venue à l’esprit, estimant qu’« on peut évidemment se poser la question… »
En effet, ledit tableau comporte une entrée supplémentaire, invitant les élus à faire part de leur appartenance politique. Avec, dans le cas des « élus non-inscrits à un parti politique » la préconisation d’un choix « parmi les sigles suivants : sympathisant PS ; sympathisant UMP ; Divers G ou Divers D ». Demande formulée afin de collecter « des renseignements » pour « faciliter nos relations ».

« Je conteste la suspicion autour d’un fichier qui pourrait être établi »  

Une demande qui n’a pas manqué de provoquer des réactions au sein de la classe politique, et qui pose certaines questions. A commencer par celle d’un éventuel “fichage” politique. Car l’expéditeur de ce mail n’est autre que Pierre Authier, actuel vice-président du conseil général en charge des finances et membre éminent du Parti socialiste audois.
Un courrier numérique que Pierre Authier a signé de son nom, et assume pleinement : « J’ai adressé ce courriel aux élus de mon canton uniquement. C’est quelque chose que je fais depuis longtemps, et jusqu’ici, personne ne s’en est offusqué ». Quant à un supposé “fichage” politique, celui qui est élu au Département depuis 1982 et actuel conseiller général du canton de Saint-Hilaire s’insurge : « Je conteste la suspicion autour d’un fichier qui pourrait être établi pour servir ou non des maires selon leur couleur politique ».
Et d’affirmer que « le terme “apolitique” n’est pas recevable, car un maire est responsable d’une gestion, mais aussi d’une politique menée. De plus, ce n’est pas l’appartenance politique qui définira notre collaboration. Je précise également dans ce courriel qu’une réunion s’impose pour discuter de nos relations futures ».
Du côté du service communication du conseil général, la réponse se veut « simple », en estimant qu’il s’agit d’une « double inexpérience », de la part de Pierre Authier en utilisant son adresse du conseil général, mais aussi des nouveaux maires « peu habitués aux relations » entre communes et Département. Même si l’on affirme qu’il s’agit « sans doute d’une démarche totalement nouvelle ». Et de conclure que si « son initiative a pu apparaître comme celle du conseil général, ce n’est pas le cas ». 

Bresson (UMP) : « J’appelle André Viola à demander la démission de Pierre Authier » 

Emmanuel Bresson, le président de l’UMP de l’Aude, n’a pas mâché ses mots, jeudi, à l’heure de réagir à l’envoi de ce courrier. « Lorsque j’ai eu connaissance de ce mail, je n’en croyais pas mes yeux. Il s’agit d’une grave atteinte à la liberté de penser. A la lecture de ce mail, on a l’impression que l’étiquette politique a une importance dans le devenir des relations de travail entre ces maires et le conseil général ». Emmanuel Bresson qui enchaîne en employant les grands moyens : « Je dénonce haut et fort ces pratiques, et je vais même plus loin en appelant, au nom de l’UMP, Monsieur André Viola à demander la démission de Pierre Authier de ses fonctions », estimant par ailleurs que « des fonctionnaires du conseil général ont été associés à cette manœuvre ». Le président de l’UMP dans l’Aude estime par ailleurs qu’il « s’agit là de pratique avec lesquelles il serait bon de rompre totalement ».
Sollicité par téléphone, le président du Conseil général, André Viola, n’a souhaité faire « aucun commentaire » estimant qu’il s’agit là d’une « initiative personnelle limitée au canton de Pierre Authier ».

Journal L'Indépendant
Edition du 25 avril 2014
Benjamin Seyer
 

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Un courriel envoyé sur initiative personnelle de Pierre Authier, via la boîte mail de son secrétariat au Conseil général de l'Aude.
Photographie : Carcassonne - Claude Boyer.

01/04/2014

LE PRESIDENT DEPARTEMENTAL DE L'UMP, EMMANUEL BRESSON, ET LE CONSEILLER GENERAL, STEPHANE LINOU, BATTUS AU 1ER TOUR PAR LE SORTANT PATRICK MAUGARD, CONTESTENT SA REELECTION.

Castelnaudary : un recours en annulation
de Bresson et Linou.
 

Au lendemain d’un second tour des municipales marqué par la perte pour la gauche audoise de Carcassonne et Narbonne, c’est le 1er tour chaurien qu’Emmanuel Bresson a remis au coeur de l’actualité. Hier soir, le président départemental de l’UMP, candidat malheureux à la magistrature suprême à Castelnaudary face au sortant Patrick Maugard, a en effet confirmé par communiqué qu’il n’entendait pas tenir pour achevée cette bataille électorale.
C’est désormais à la justice administrative que le candidat confie le soin de se pencher sur la réélection au 1er tour de Patrick Maugard, vainqueur dès le soir du 23 mars avec 50,19 % des voix. Dans le texte adressé à notre rédaction, celui qui avait mené en cette année 2014 sa première campagne chaurienne confirmait ainsi qu’il engageait avec Stéphane Linou, le conseiller général également battu au 1er tour, un recours commun en annulation de cette élection du 23 mars. Un recours enregistré le vendredi 28 mars au tribunal administratif de Montpellier, et que le président de l’UMP estime justifié « après avoir constaté de nombreuses irrégularités au regard du code électoral, pendant la campagne, le jour du vote et après », mais aussi « eu égard au très faible nombre de voix qui a privé la population chaurienne d’un second tour (9 voix) ».
Porté par un avocat parisien, le dossier qui vaut aux deux battus du 1er tour de contester la régularité de l’élection du sortant Patrick Maugard s’appuie sur de multiples données : « Parmi les moyens tendant à démontrer le bien-fondé du recours en annulation nous soulignons les violations suivantes du code électoral. Avant le jour du vote : distribution hors délai légal de tracts accusateurs et mensongers susceptibles d’avoir modifié le choix d’un certain nombre d’électeurs, pressions sur des électeurs, etc... Le jour du vote : tenue des bureaux par des personnes non habilitées, manipulations illicites d’enveloppes,... » Autant de points, qui expliquait hier soir Emmanuel Bresson, « nourrissent chaque jour ce recours ».
Et de revenir plus en détail sur les fameux « tracts accusateurs », qui énuméraient les “11 raisons de ne pas voter Bresson”, et que l’équipe adverse aurait selon lui généreusement distribués sur le marché le samedi 22 mars, « alors que la campagne était close depuis le vendredi minuit ». Un exemple parmi d’autres, auquel le candidat malheureux ajoute un « refus des services de la mairie de nous communiquer l’ensemble des éléments relatifs aux 244 procurations mentionné sur les procès verbaux ». Un épisode daté du mardi 25 mars, qui a donc débouché sur une demande au tribunal administratif de Montpellier « d’une mesure d’injonction à l’égard de la commune de Castelnaudary aux fins de fournir l’ensemble de ces éléments ».
S’il assurait avoir été « très réticent à s’engager dans cette voie », Emmanuel Bresson assure être désormais « affligé » par les irrégularités dont il accuse la partie adverse. Un sentiment qu’il dit partager avec Stéphane Linou, et qui justifie donc selon lui cette démarche commune : « Nous n’avons pas les mêmes convictions politiques. Mais on est d’accord sur un principe : que le match démocratique se déroule dans les règles. Ça n’a pas été le cas".

Journal L'Indépendant
Edition du 1er avril 2014
Castelnaudary
Antoine Carrié

Bresson Emmanuel - L'Indépendant.jpg

Communiqué
d'Emmanuel Bresson et de Stéphane Linou.

 

Communiqué des têtes de listes Stéphane Linou pour "Agir Local et Autrement" et Emmanuel Bresson pour "Castelnaudary Renouveau" :

 

Nous avons été contraints, après avoir constaté de nombreuses irrégularités au regard du code électoral, pendant la campagne, le jour du vote et après, et eu égard au très faible nombre de voix qui a privé la population chaurienne d'un second tour (9 voix), à déposer vendredi dernier un recours commun en annulation des élections municipales du 23 mars 2014, enregistré au Tribunal Administratif de Montpellier.
Parmi les moyens tendant à démontrer le bien-fondé du recours en annulation nous soulignons les violations suivantes du code électoral : Avant le jour du vote, distribution hors délai légal de tracts accusateurs et mensongers susceptibles d'avoir modifié le choix d'un certain nombre d'électeurs, pressions sur des électeurs, etc...
Le jour du vote : tenue des bureaux par des personnes non habilitées, manipulations illicites d'enveloppes, etc...
En outre, suite au refus des services de la mairie de nous communiquer l'ensemble des éléments relatifs aux 244 procurations mentionné sur les procès verbaux, nous avons par l'intermédiaire de notre avocat, demandé au Tribunal Administratif de Montpellier qu'il prononce une mesure d'injonction avant dire droit et immédiate à l'égard de la Commune de Castelnaudary aux fins de fournir l'ensemble de ces éléments sans préjudice des conclusions aux fins d'annulation.
Le droit à l'égalité de traitement entre candidats est un droit constitutionnellement garanti et qui ne saurait être bafoué, nous laissons à l'appréciation de la justice le soin d'analyser ces éléments.
Dans l'attente respectueuse du jugement et fidèles au mandat confié par les chauriens, nous siégerons de manière constructive et intelligente au sein du Conseil Municipal.