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26/04/2014

A Limoux, Jean-Didier Carré vote contre le budget de la ville pour des raisons nationales !

Après une semaine de réflexion, le leader du Front de gauche à Limoux, Jean-Didier Carré, conseiller municipal de l'opposition, souhaite expliquer largement son choix de vote contre le budget communal :

Logo rond à gauche enfin1.jpgÀ travers mon vote, il ne s'agit pas de sanctionner les dépenses faites par la commune de Limoux pour l'aménagement des rues, des écoles, ni pénaliser les nombreuses associations sportives ou culturelles qui ont besoin de subventions pour exister. S'il n'était que de ces questions-là, j'aurais sans doute voté pour… Mon intervention ne se situe pas non plus sur le front ridicule de l'opposition systématique, mais au niveau des conséquences financières locales de décisions prises au niveau national. Le gouvernement, via son Premier Ministre, M. Valls, a décidé de renforcer le «pacte de responsabilité» avec les grandes entreprises, leur fournissant ainsi plus de 30 milliards d'aides publiques sur trois ans. Dans le même temps, le «pacte de solidarité» de 50 milliards (dont 10 milliards ponctionnés directement aux collectivités territoriales), qui permettrait de faire baisser la dette nationale, va obliger les collectivités territoriales, dont les communes, à sacrifier des aides dont elles ne bénéficieront plus. En d'autres temps, tous les sympathisants de gauche se seraient soulevés comme un seul homme face à une politique d'austérité que même M. Sarkozy n'aura pas osé mettre en place.… Au niveau de la ville de Limoux, ce sont 130 000 € qui seront retirés du budget ! C'est inacceptable ! Pire ! L'avenir nous montrera combien ce dispositif est économiquement inefficace et surtout combien il est humainement injuste, tant au niveau local qu'au niveau national.

Journal La Dépêche du Midi
Edition du 26 avril 2014
Propos recueillis par Françoise Peytavi.

05/04/2014

CE QUE J'AI VU DEPASSE L'ENTENDEMENT. J'AI VU DES MOUTONS DONNER TOUS LES POUVOIRS AU MAIRE !

Limoux : 3 avril 2014
 Notre première séance au Conseil municipal.

Logo rond à gauche enfin1.jpgD'après le titre de la Dépêche du Midi du 4 avril 2014 : "Ambiance studieuse dans la nouvelle salle entièrement relookée du Conseil municipal". Ce n'est pas tout à fait comme cela que j'aurais caractérisé l'ambiance. D'abord, au départ, peu de chaises. J'ai dû réclamer des chaises et encore tout le monde n'a pas pu s'asseoir. La salle n'est pas prévue pour accueillir du public. Les tables sont disposées autour de la salle, provoquant de ce fait un trou énorme en son milieu.
La démocratie qui commence par l'accueil du public dans des conditions décentes n'a donc pas été respectée ; pas plus de démocratie non plus dans la suite des événements.
L'accès à l'information relative aux affaires de la collectivité. Tout citoyen peut assister aux délibérations du Conseil municipal, consulter ses délibérations comme les budgets de sa commune. Ce droit à l'information et à la communication de documents budgétaires est affirmé par la loi du 6 février 1992, comme un principe essentiel de la démocratie locale. Si le citoyen se voit refuser l'accès à ces documents, il peut saisir la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA).
Maintenant, comme on pourrait s'y attendre en toute démocratie, il y aurait séparation des pouvoirs. Le maire serait investi du pouvoir exécutif ; il prépare et exécute les décisions du conseil municipal. Eh bien non ! Les votes ont permis au maire d'avoir les pouvoirs absolus. Ce que j'ai vu dépasse l'entendement ; j'ai vu des moutons donner tous  les pouvoirs au maire.
Et de plus, à propos de l'intervention de l'élu de notre liste Jean-Didier Carré, comme le rapporte le journal La Dépêche : sans doute l'intervention, la seule méritant d'être retenue, revient-elle à Jean-Didier Carré, seul représentant de la liste de "la Gauche Enfin" concernant les indemnités des élus. Sans remettre en cause celles-ci attribuées au maire et aux adjoints, il a proposé à l'assemblée pour chaque conseiller de celle-ci une indemnisation à hauteur de 228 euros par mois, qui serait prélevée sur la dotation du maire et des adjoints en réparation de la mobilisation du temps et des frais de déplacement. "Le cas de figure des déplacements des conseillers municipaux est pris en compte a rétorqué le maire et nous maintiendrons le mode des indemnités de fonction en l'état.
Peut-être que peu habitués au fonctionnement de la démocratie, les conseillers municipaux non adjoints n'ont pas besoin d'être payés en retour, pendant que d'autres sont payés à être au service du maire qui a de fait tous les pouvoirs !

Blog Limoux à gauche, Enfin !
Vendredi 4 avril 2014
Philippe Laneres
http://limoux.gauche.enfin.free.fr

Carré Jean-Didier.jpg
M. Jean-Didier Carré, seul élu de la liste Limoux, à gauche enfin !
s'entretient avec ses colistiers avant le début de la séance du
Conseil municipal du 3 avril 2014.

Les indemnités d'élus

Voici la déclaration de Jean-Didier Carré : "De nouvelles responsabilités ont fait jour pour tous les élus et particulièrement les conseillers municipaux qui sont en grande majorité des conseillers communautaires. Les temps de trajet, de réunion ou de présence aux manifestations et événements représentent une part de plus en plus importante du temps des élus. Jusqu'à aujourd'hui, les conseillers municipaux et/ou communautaires représentaient la seule fonction élective française à ne pas bénéficier d'un quelconque dédommagement. Or, la loi prévoit une indemnité pour les conseillers municipaux à hauteur de 6 % de l'indice brut 1014 de la fonction publique territoriale à condition qu'elle soit versée à partir de l'enveloppe globale destinée aux élus et qu'elle soit votée en conseil municipal. L'indemnité prévue est donc de 228 € mensuels maximum par conseiller municipal". 

Réponse de Jean-Paul Dupré

Jean-Paul Dupré, le maire, lui a répondu qu'en effet, seuls le maire et les adjoints bénéficiaient d'indemnités : "mais que les conseillers voient leurs frais pris financièrement en charge". La proposition de M. Carré n'a donc pas été retenue. Et le chapitre a été voté par les conseillers de la majorité. Ceux de l'opposition menée par Pierre Bac (liste Limoux Renouveau) se sont abstenus. M. Carré votant contre.

Journal L'Indépendant
Limoux
Edition du samedi 5 avril 2014
B. C.

04/04/2014

LIMOUX : UN PREMIER CONSEIL POUR FIXER LES COMMISSIONS MUNICIPALES.

 Le nouveau conseil municipal s'est réuni hier soir pour désigner les présidents de commissions et les représentations.

 Une séance «technique» mais très suivie. Pédagogique et feutrée la première séance du conseil municipal a été réservée exclusivement à la désignation des représentants aux diverses commissions. Ambiance studieuse dans la nouvelle salle entièrement relookée du conseil municipal, hier soir à 19 heures pour la première séance du conseil sorti des urnes et le retour de l'opposition avec 7 conseillers après l'éclipse du dernier mandat. Après le tumulte, voire la fureur mondaine de la sous-préfecture en fin d'après-midi où le sous-préfet, Sébastien Lanoye, fêtait son départ, les élus limouxins, le nez plongé dans un ordre du jour conséquent, sacrifiaient, une première pour certains, au long et fastidieux exercice de la désignation des représentants aux diverses commissions. Si l'on nous autorise la métaphore, pour bien préparer le bolide, on a attribué aux uns et aux autres le pouvoir d'utiliser les bons outils. En attendant, car l'épreuve est pour plus tard. Cette séance inaugurale, sans fait marquant, au cours de laquelle Jean-Paul Dupré a énoncé les 78 points de l'ordre du jour, a été mise à profit, de manière plutôt réservée par l'opposition de Limoux Renouveau notamment par la voix de M. Cuomo, à fin de renseignement sur tel ou tel sujet. En parfaite courtoisie. Sans doute l'intervention, la seule méritant d'être retenue, revient-elle à Didier Carré, seul représentant de la liste de «la Gauche Enfin» à propos des indemnités des élus. Sans remettre en cause celles-ci attribuées au maire et aux adjoints, il a proposé à l'assemblée pour chaque conseiller de celle-ci une indemnisation à hauteur de 228 euros par mois, qui serait prélevée sur la dotation du maire et des adjoints, en réparation de la mobilisation du temps et des frais de déplacement. «Le cas de figure des déplacements des conseillers municipaux est pris en compte a rétorqué le maire et nous maintiendrons le mode des indemnités de fonction en l'état ». Les affaires sérieuses débuteront dans moins d'une semaine, le 10 avril à 18 h 15, avec une séance consacrée à la modification des statuts de la communauté de communes du Limouxin, les décisions prises en application de l'article L2122-22 du code général des collectivités territoriales et le débat d'orientation budgétaire.

La Dépêche du Midi
Edition du 4 avril 2014

conseil municipal,commissions municipales,jeudi 3 avril 2014,jean-didier carréUne salle du conseil relookée pour cette première séance de la nouvelle assemblée.
Photographie : DDM - Didier Donnat.